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La confiance est généralement présentée comme une qualité relationnelle : faire confiance aux autres, croire en leur parole, s’en remettre à leur jugement ou à leur soutien. Pourtant, cette vision masque une confusion fondamentale. Avant d’être relationnelle, la confiance est structurelle. Et pour le comprendre, il est utile de revenir à son étymologie.
Le mot confiance vient du latin confidentia, lui-même issu de cum (avec) et fidere (se fier). Littéralement, la confiance signifie « se fier avec, à ». Cette origine est décisive : elle indique que la confiance n’est pas d’abord un don fait à l’extérieur, mais une relation d’appui et de dépendance. La question centrale devient alors : avec quoi, ou avec qui, est-ce que je me fie ?
Dans les premières étapes de la vie, il est normal que la confiance se construise à l’extérieur. L’enfant se fie à l’adulte, à la parole donnée, à la stabilité relationnelle. Mais ce mouvement, nécessaire au départ, devient problématique lorsqu’il se prolonge à l’âge adulte sans transformation. Beaucoup d’adultes continuent à se « fier avec » l’autre : son regard, son approbation, sa validation, son autorité. La confiance n’est alors plus intérieure ; elle est déléguée.
C’est précisément là que la perte de confiance aux autres intervient comme une étape structurante. Elle n’est pas un échec moral, ni une fermeture affective. Elle survient généralement lorsque les figures de référence ne tiennent plus leur rôle : incohérences, trahisons, promesses non tenues, conseils erronés, ou simplement incapacité de l’autre à porter ce que l’on attendait de lui. Cette perte est douloureuse, mais elle a une fonction : rompre la dépendance de l’appui extérieur.
Perdre la confiance aux autres signifie alors perdre une illusion : celle selon laquelle quelqu’un d’autre pourrait garantir notre sécurité intérieure, nos choix ou notre valeur. Tant que cette illusion est active, la confiance en soi ne peut pas émerger. Non parce qu’elle serait absente, mais parce qu’elle est recouverte par une confiance projetée à l’extérieur.
La confusion la plus fréquente consiste à croire que la confiance en soi est une version renforcée de la confiance aux autres. En réalité, c’est souvent l’inverse. La confiance en soi apparaît lorsque l’on cesse de se fier prioritairement à l’extérieur pour se réapproprier l’acte de se fier. Autrement dit, le cum de cum fidere change de place : on ne se fie plus avec l’autre, mais avec soi-même.
Ce basculement ne se fait pas sans inconfort. Perdre la confiance aux autres expose à un vide : plus de garant, plus de repère évident, plus de validation immédiate. Beaucoup cherchent alors à restaurer rapidement une confiance extérieure — un nouveau guide, une nouvelle relation, un nouveau cadre rassurant. Mais cette tentative empêche précisément la transformation recherchée. La confiance en soi ne naît pas dans le remplissage du vide, mais dans la capacité à habiter ce vide sans s’y dissoudre.
Il est essentiel de préciser que perdre la confiance aux autres ne signifie pas devenir méfiant, cynique ou isolé. Il s’agit de perdre une fonction déplacée : celle qui faisait porter à l’autre la responsabilité de notre sécurité intérieure. Une fois cette fonction retirée, la relation peut redevenir saine. On ne fait plus confiance pour être rassuré, mais parce que l’autre est fiable dans un cadre précis, limité et conscient.
La confiance en soi qui émerge alors est très différente de l’assurance ou de l’ego renforcé. Elle est plus discrète, moins démonstrative, mais beaucoup plus stable. Elle ne repose pas sur l’idée que l’on ne se trompera pas, mais sur la certitude plus profonde que l’on saura se retrouver même en cas d’erreur. C’est une confiance de retour, pas une confiance de performance.
Ainsi, perdre la confiance aux autres n’est pas une régression relationnelle, mais une réorganisation intérieure. C’est le moment où l’on cesse de se fier à travers l’autre pour apprendre à se fier depuis soi. Ce déplacement est souvent vécu comme une perte, alors qu’il constitue en réalité la condition même de la confiance en soi.
En ce sens, on peut formuler la chose simplement : on ne trouve pas la confiance en soi en ajoutant quelque chose, mais en retirant ce qui empêchait de s’y appuyer.
La confiance en soi commence là où l’on accepte de ne plus se fier à l’autre pour se sentir en sécurité, sans pour autant cesser d’entrer en relation.
C’est dans cet équilibre — ni dépendance, ni fermeture — que la confiance cesse d’être une attente et devient une capacité intérieure durable.
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